Actualité Silène : Performance énergétique des résidences : un enjeu pour les dix prochaines années

Silène mobilise 308 millions d’euros sur les dix prochaines années pour garantir des logements sûrs, confortables, pensés pour bien y vivre, avec des charges maitrisées pour les locataires.

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Afin d’intervenir sur le patrimoine existant, à travers des opérations de maintenance et des réhabilitations d’ampleur, le Conseil d’Administration de Silène a adopté deux outils complémentaires : le plan d’entretien et le Plan Stratégique du Patrimoine (PSP) décarboné.

Ces plans fixent la feuille de route jusqu’en 2034 et répondent à un triple enjeu :

  • lutter contre le vieillissement des résidences et des logements
  • adapter ces logements à l’évolution des compositions familiales, des modes de vie et aux enjeux environnementaux
  • augmenter l’offre de logement social sur le territoire

L’objectif annoncé est d’atteindre la neutralité carbone du patrimoine en 2050.

Un plan d’entretien pour les travaux sur 10 ans

Le plan d’entretien prévoit un investissement de 112 millions d’euros sur dix ans.

Il permettra de renforcer les actions de maintenance préventive, d’optimiser le pilotage des interventions des prestataires et de maintenir un niveau de qualité élevé dans les logements comme dans les parties communes.

Un plan stratégique pour les réhabilitations complètes des résidences

196 millions d’euros seront consacrés aux réhabilitations lourdes.

Ce programme permettra

  • d’achever la transformation des résidences du programme « Régénérations* » (années 50-60)
  • de donner une seconde vie à plusieurs petites résidences
  • d’amorcer la réhabilitation des grands ensembles des années 70-80, avec une amélioration significative des performances thermiques (étiquette énergétique cible B), un raccordement progressif au réseau de chaleur urbain et des travaux d’embellissement des logements et des parties communes.

* Donner une seconde vie aux bâtiments : « Régénérations » est le vaste programme entrepris par Silène afin de redonner une seconde vie au patrimoine d’après-guerre de Saint-Nazaire, soit plus de 3500 logements. Fin 2025, Silène a terminé la réhabilitation de 1702 logements.

Améliorer l’impact environnemental du patrimoine

Avec un investissement moyen compris entre 55 000 € et 110 000 € par logement, Silène se situe parmi les bailleurs sociaux les plus engagés au niveau national. Seuls 18 % des organismes d’habitat social dépassent les 50 000 € par logement.

Aujourd’hui, près de 70 % des logements gérés par Silène sont déjà classés A, B ou C, un niveau supérieur à la moyenne nationale du logement social.

Objectifs :

  • 88 % des logements classé C ou mieux d’ici 2033
  • 100 % des logements classés A ou B en 2050

Par ailleurs, près de 40 % du parc sera raccordé au réseau de chaleur urbain, Ester, d’ici 2030. Cela représente environ 4 000 logements chauffés à partir d’énergies renouvelables à Saint-Nazaire.

Au-delà des performances énergétiques, Silène veille également à limiter l’impact environnemental de ses chantiers, notamment par des actions en faveur de la biodiversité, la réflexion engagée sur le cycle de l’eau et le développement du réemploi des matériaux.

Des logements sûrs et confortables, pensés pour bien y vivre, avec des charges maitrisées pour les locataires

Améliorer la performance thermique des logements, c’est aussi lutter contre la précarité énergétique.

Des logements mieux isolés et ventilés permettent de réduire les consommations d’énergie, de maîtriser les charges et d’améliorer le confort en hiver comme en été.

Illustration avec la réhabilitation en cours de la résidence La Berthauderie

Construite en 1958, la résidence fait l’objet d’une restructuration complète engagée en novembre 2024 pour une durée de 18 mois.

Les travaux portent principalement sur :

  • – une isolation renforcée par l’extérieur
  • – un système de ventilation basse pression réduisant l’humidité
  • – une pose de chaudières à condensation et de robinets thermostatiques sur les radiateurs
  • – un ajout d’une terrasse pour chaque appartement
  • – une création de sas thermiques limitant les déperditions thermiques

À l’issue des travaux, la résidence progressera d’une classe énergétique D à C, avec une performance proche du niveau B. Les charges liées au chauffage et à la production d’eau chaude devraient diminuer d’environ 60 %, sur la base d’un usage standard (19°C et une douche quotidienne par personne).